Festival Sax Espace, 1er et 2 Décembre 2005,
Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.
Projet conçu et proposé par Saxophone Événement au service Production du CNSMD de Paris, et organisé en collaboration avec la Classe de Saxophone de Claude Delangle.
Editorial du journal du CNSM – Mars 2006
Le Festival SAXEPACE des 1er et 2 Décembre 2005 a permis de présenter les lieux de circulation du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris ( Halls , Couloirs d’accés aux différentes salles ) comme espaces scéniques à part entière.
Durant deux jours de programmation les espaces transitoires de l’édifice de Christian de PORTZAMPARC ont résonné de créations et pièces originales interprétées par les étudiants saxophonistes du Conservatoire et ont permis d’élever ces espaces publics bien au-delà de leur fonction originelle circulatoire.
Ainsi la Chapelle du Conservatoire connut le jeudi 1er Décembre la venue de 100 saxophonistes déambulateurs élèves des différents établissements d’enseignement artistique, autour du Quatuor HABANERA soliste, pour la pièce de Salvatore SCIARRINO « La Bocca, il piedi, il suono ».
Intégrant la notion de mouvement des musiciens dans l’espace scénique , Salvatore Sciarrino intègre à sa pièce la notion géométrique par la courbe qu’il fait suivre aux musiciens déambulateurs et la notion de contrepoint bruitiste qu’il associe au phénomène sonore des lieux publics.
Dans le SPEM in ALIUM de thomas TALLIS, dont nous fêtions le 500ème anniversaire de la naissance, arrangé pour 100 saxophonistes, les musiciens étaient répartis de manière concentrique autour de Kanako ABE chef d’orchestre afin de reproduire l’effet d’antiphonaire propre à ce répertoire de la renaissance qui vit naitre le principe de spatialisation des musiciens.
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"Cet évènement ne s’adressait pas seulement à un public de saxophonistes. Chacun pouvait trouver de quoi satisfaire sa curiosité tant le sujet était développé sous tous ses aspects. Les conférences étaient des introductions très variées aux thèmes de la rencontre. Peut-être étaient –elles trop courtes car soumises aux obligations du planning mais j’en retiens globalement l’envie de m’intéresser davantage aux phénomènes acoustiques et techniques de spatialisation qui ont été abordés de manière très professionnelle. J’ai pu découvrir l’excellente acoustique de la « chapelle » et pu l’observer d’une toute autre façon grâce à l’œuvre de SCIARRINO que nous avons jouée en nous déplaçant dans l’espace visible et invisible du lieu".
Simon DIRICQ étudiant saxophoniste au CNSM de Paris.
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